Vous retrouvez le nom d'une banque dans un courrier, un relevé ancien ou une liste publiée il y a cinq ans, et ce nom n'existe plus dans le registre FINMA. Ce constat est banal : entre fin 2014 et fin 2019, 43 établissements ont quitté la statistique bancaire suisse. Un seul de ces départs correspond à une faillite ouverte par l'autorité.
Quatre causes, un seul cas grave : un nom disparaît parce que la banque a été rachetée, parce qu'elle a rendu ou perdu son autorisation, parce qu'elle s'est liquidée de son plein gré, ou simplement parce qu'elle a changé de raison sociale. Dans les trois premiers cas, les avoirs sont repris par l'acquéreur ou restitués au terme d'une liquidation ordonnée. Le vrai test n'est pas la présence du nom mais celle du numéro IDE : une banque qui change d'enseigne conserve son IDE et son autorisation.
Cette page documente la mécanique des sorties à partir des listes nominatives que la Banque nationale suisse publiait pour chaque exercice, puis la confronte à la liste FINMA du jour. La méthode de lecture du registre lui-même est traitée dans le dossier sur le registre FINMA des banques suisses, et le sort juridique de chaque type d'avoir en cas de défaillance dans celui sur la faillite d'une banque suisse.
Ce que le registre du jour ne peut pas vous dire
La liste des banques et maisons de titres autorisées par la FINMA est un instantané. L'édition du 18 septembre 2026 compte 277 entités, dont 10 en voie de cessation d'activité. Elle indique pour chaque établissement la raison sociale, le lieu, le type d'agrément et la catégorie de surveillance. Elle ne conserve aucune trace des entités qui y figuraient l'année précédente.
Un nom absent de ce document peut donc correspondre à quatre situations très différentes, que rien dans le fichier ne permet de distinguer. La statistique de la Banque nationale suisse comble en partie ce vide, parce qu'elle a publié pendant plusieurs années la liste nominative des établissements soumis à ses enquêtes, avec pour chacun son numéro d'identification des entreprises attribué par l'Office fédéral de la statistique.
Ce numéro IDE est l'outil décisif. Il ne change pas quand une banque change de nom, de propriétaire ou de catégorie. Comparer deux listes annuelles par IDE plutôt que par raison sociale sépare mécaniquement les vraies sorties des simples changements d'enseigne.
Les flux réels, entrées et sorties
Le tableau ci-dessous reprend les chiffres publiés par la Banque nationale suisse dans ses rapports annuels, ligne Total du tableau du nombre de banques. La colonne des transferts recense les établissements qui restent présents mais passent d'une catégorie de banques à une autre.
| Exercice | Nombre au 31.12 précédent | Entrées | Sorties | Nombre au 31.12 |
|---|---|---|---|---|
| 2015 | 275 | 8 | 17 | 266 |
| 2016 | 266 | 2 | 7 | 261 |
| 2017 | 261 | 1 | 9 | 253 |
| 2018 | 253 | 1 | 6 | 248 |
| 2019 | 248 | 2 | 4 | 246 |
| Cumul | 14 | 43 |
Valeurs reprises de la ligne Total du tableau du nombre de banques des rapports Les banques en Suisse, édition 2015 pour l'exercice 2015, puis éditions 2016 à 2019. Le rapport 2015 présente un tableau à deux colonnes de mouvement, entrées et sorties. Les rapports suivants ajoutent une colonne distincte pour les transferts de catégorie, qui valent 1 en 2016, 1 en 2017, 2 en 2018 et 1 en 2019.
Reprendre ces mêmes listes nominatives et les apparier par numéro IDE permet de vérifier ces chiffres établissement par établissement. Le recomptage donne exactement les valeurs publiées pour 2017, 2018 et 2019. Il aboutit au même cumul de 14 entrées et 43 sorties sur les cinq exercices. Il diverge d'une unité sur deux exercices, pour deux raisons qui tiennent à la méthode et non aux données.
Pour 2015, le recomptage trouve 7 entrées et 16 sorties. L'écart vient du tableau du rapport 2015, qui ne comporte pas de colonne de transfert : le passage de Cembra Money Bank AG de la catégorie des banques en mains étrangères à celle des autres établissements y est compté à la fois comme une sortie et comme une entrée. La BNS le dit dans son commentaire, qui décompose les 17 sorties en un changement de catégorie, cinq rachats, cinq liquidations, cinq pertes du statut de banque et une fermeture.
Pour 2016, le recomptage trouve 3 entrées et 8 sorties. L'écart provient de Banque Heritage SA, dont le numéro IDE change entre les deux listes alors que la banque poursuit son activité. Un appariement par IDE enregistre donc une sortie et une entrée là où la BNS voit la continuité d'un même établissement. Ce cas isolé illustre la limite de la méthode : l'IDE est un identifiant fiable, pas infaillible.
Deux enseignements se dégagent. Le solde net, celui que reprennent les articles de presse, masque l'essentiel : en 2015, le nombre de banques recule de 9, mais 25 mouvements ont eu lieu. Et le rythme des sorties ralentit nettement sur la période, de 17 à 4 par an.
Le recomptage par IDE permet en outre de caractériser les 43 sorties, ce que les tableaux agrégés ne font pas. Par catégorie, 20 concernent des banques en mains étrangères, 10 des banques boursières, 9 des succursales de banques étrangères, 3 des banques régionales et caisses d'épargne et 1 un banquier privé. Par canton : Zurich 18, Genève 11, le Tessin 6, Saint-Gall 3, puis Bâle-Ville, Lucerne, Zoug, Schwytz et le Valais avec un établissement chacun. En additionnant le dernier total de bilan publié pour chacun de ces établissements, on obtient environ 46 milliards de francs, à comparer aux 3 191 milliards de l'agrégat de 2025. Les sorties ont donc porté sur des maisons de taille modeste, à l'exception de BSI. Ces ventilations portent sur la liste des 43 sorties issue de l'appariement par IDE, qui retient Banque Heritage SA en 2016 et non Cembra Money Bank AG en 2015.
Première cause : le rachat
C'est le cas le plus fréquent. L'établissement est absorbé par un autre, son autorisation s'éteint, ses clients deviennent clients de l'acquéreur. Pour le titulaire du compte, la relation contractuelle est transférée et les avoirs restent des avoirs, sans intervention de la garantie des dépôts.
BSI SA illustre le cas avec sa variante réglementaire. En mai 2016, la FINMA clôt une procédure d'enforcement contre la banque tessinoise pour de graves infractions aux dispositions sur le blanchiment d'argent dans le cadre de l'affaire 1MDB, confisque 95 millions de francs de bénéfice, et autorise simultanément le rachat intégral de BSI par EFG International à la condition que BSI soit entièrement intégrée puis dissoute. La FINMA présente ce rachat comme une évolution positive offrant des perspectives aux clients et aux collaborateurs. BSI figure dans la liste BNS de 2016 avec un bilan de 12 956 millions de francs, le plus important des 43 sorties, et n'y figure plus en 2017.
Le cas Notenstein La Roche suit la même logique sans dimension disciplinaire : la banque saint-galloise, avec 4 277 millions de bilan, quitte la liste entre 2017 et 2018 après sa reprise par Vontobel. Un rachat n'implique donc ni défaillance ni sanction, et la sortie de la liste ne renseigne pas sur la cause.
Deuxième cause : le retrait ou la perte de l'autorisation
Une banque peut perdre son autorisation parce qu'elle ne remplit plus les conditions légales, ou la rendre volontairement lorsqu'elle cesse l'activité bancaire. La BNS distingue ces situations dans ses commentaires annuels : pour 2017, elle décompose les neuf sorties en trois fermetures, trois retraits de licence bancaire, deux rachats et une liquidation. Pour 2015, les 17 sorties se répartissent en cinq rachats, cinq liquidations, cinq pertes du statut de banque, une fermeture et un changement de catégorie.
La perte du statut de banque mérite une attention particulière, car elle ne signifie pas la disparition de l'entreprise. Un établissement qui renonce à accepter des dépôts du public peut continuer à gérer de la fortune sous un autre régime d'autorisation. La différence de statut qui en résulte est décrite dans le dossier comparant banque privée et gestionnaire de fortune indépendant.
Troisième cause : la liquidation par voie de faillite
C'est la seule situation où la protection des déposants entre réellement en jeu, et elle est rare. Sur la période étudiée, un seul cas concerne une banque de gestion de fortune.
Le 26 octobre 2015, la FINMA ouvre une procédure de faillite contre Banque Hottinger & Cie SA. Le communiqué expose la mécanique : des pertes répétées et des contentieux non résolus empêchaient la banque de remplir les exigences de fonds propres, la recapitalisation prévue n'a pas pu être réalisée, aucun repreneur ne s'est présenté, et les frais de liquidation faisaient craindre un surendettement. Deux liquidateurs de l'étude Wenger Plattner sont nommés.
Deux éléments de ce dossier méritent d'être connus avant de se faire une idée de ce qu'est une faillite bancaire suisse.
D'abord, la garantie des dépôts n'a pas été mobilisée. La FINMA indiquait dès l'ouverture que, selon les calculs alors disponibles, les dépôts privilégiés pourraient être intégralement remboursés par les moyens existants de la banque. Le mécanisme d'esisuisse ne finance le remboursement que si les liquidités de la banque n'y suffisent pas. Les dépôts de titres de la clientèle sont en outre distraits de la masse et restitués, mécanisme détaillé dans le dossier sur le sort des avoirs en cas de faillite bancaire.
Ensuite, la durée. La procédure Hottinger reste ouverte plus de dix ans après son ouverture. La page de la FINMA consacrée à cette liquidation recense des communications aux créanciers échelonnées de 2015 à 2026 : un avenant au plan de collocation mis à disposition des créanciers du 5 au 26 janvier 2026, et la liste de distribution provisoire pour le quatrième acompte approuvée par la FINMA, avec publication du 16 mars 2026. Un déposant privilégié est remboursé rapidement ; un créancier de rang ordinaire attend le déroulement complet de la procédure.
Quatrième cause : le changement de raison sociale
Ce n'est pas une disparition, et c'est pourtant ce que le lecteur constate le plus souvent. Sur les cinq exercices examinés, 38 établissements ont changé de raison sociale tout en conservant leur IDE, leur autorisation et leur activité. C'est presque autant que le nombre total de sorties.
| Ancien nom | Nouveau nom | Exercice |
|---|---|---|
| Crédit Agricole (Suisse) SA | CA Indosuez (Switzerland) SA | 2016 |
| Banque Baring Brothers Sturdza SA | Banque Eric Sturdza SA | 2016 |
| Petercam Private Bank (Switzerland) SA | Banque Degroof Petercam (Suisse) SA | 2016 |
| Bank Coop AG | Bank Cler AG | 2017 |
| BHF-BANK (Schweiz) AG | ODDO BHF (Schweiz) AG | 2017 |
| Rothschild Bank AG | Rothschild & Co Bank AG | 2018 |
| BERENBERG BANK (SCHWEIZ) AG | BERGOS BERENBERG AG | 2018 |
| NBAD Private Bank (Suisse) SA | FAB Private Bank (Suisse) SA | 2018 |
| BANQUE MORVAL SA | Intesa Sanpaolo Private Bank (Suisse) Morval SA | 2019 |
| GS Banque SA | One Swiss Bank SA | 2019 |
| Clientis Zürcher Regionalbank Genossenschaft | Bank Avera Genossenschaft | 2019 |
Extrait de 11 cas parmi les 38 changements de raison sociale relevés entre les exercices 2014 et 2019 sur les listes nominatives de la BNS, chaque ligne correspondant à un même numéro IDE d'un exercice à l'autre. La comparaison des libellés, faite entre la liste de l'exercice N et celle de l'exercice N+1 telles que publiées dans le fichier couvrant ces deux années, fait apparaître 42 différences, dont quatre sont de pure typographie et ne sont pas comptées : Rahn & Bodmer Co. écrit Rahn+Bodmer Co., Reichmuth & Co écrit Reichmuth & Co., la forme SA écrite S.A. chez ABANCA CORPORACION BANCARIA, et le toponyme St.Gallen écrit St. Gallen chez Hypo Vorarlberg Bank. Les entités agrégées des fichiers de la BNS, notamment la ligne du groupe Raiffeisen, suivent la même règle d'appariement par IDE que les autres.
Le phénomène ne s'arrête pas en 2019. La FINMA a confirmé en septembre 2022 que Sberbank (Switzerland) SA, vendue par sa société mère russe au genevois m3 Groupe Holding SA, poursuivrait son exploitation sous le nouveau nom de TradeXBank AG dans le cadre de l'autorisation existante. TradeXBank AG figure dans la liste FINMA du 18 septembre 2026. La continuité de l'autorisation est ici affirmée par l'autorité elle-même.
Un changement de nom peut aussi accompagner un changement de forme juridique. Baumann & Cie devient Baumann & Cie KmG en 2019 et Gonet & Cie devient Gonet & Cie SA en 2016, cette dernière opération s'accompagnant du passage de la société en commandite à la société anonyme et de la sortie de la catégorie des banquiers privés. Cette mécanique particulière, qui a vidé la catégorie sans qu'aucune maison ne fasse faillite, est traitée dans le dossier sur les banquiers privés suisses.
La cohorte 2019, sept ans plus tard
Les 246 établissements présents dans la liste BNS de 2019 ont été recherchés un par un dans la liste FINMA du 18 septembre 2026. 25 d'entre eux n'y apparaissent plus sous un nom reconnaissable, soit environ un sur dix.
Les trois plus gros bilans de ce groupe racontent trois histoires différentes. Credit Suisse AG, avec 569 milliards de francs de bilan en 2019, a cessé d'exister comme entité distincte : la FINMA a autorisé le regroupement avec UBS le 19 mars 2023 au titre de la loi sur les cartels, puis clos sans conditions ni charge sa procédure d'examen le 19 juin 2024, concluant que la concentration ne supprimait la concurrence efficace dans aucun segment de marché. Neue Aargauer Bank AG, 23 milliards, a été absorbée dans le même groupe. Sberbank (Switzerland) SA, 2,1 milliards, existe toujours mais sous le nom de TradeXBank AG.
Ce taux de renouvellement d'environ un établissement sur dix en sept ans donne l'ordre de grandeur utile : une liste de banques suisses vieille de cinq ans reste majoritairement exacte, mais contient assez d'erreurs pour qu'une vérification nominative s'impose avant tout contact.
La tendance longue et ce qu'elle ne dit pas
La série annuelle de la Banque nationale suisse, publiée le 18 juin 2026, recense 622 banques établies en Suisse en 1987, 413 en 1995, 320 en 2010 et 225 en 2025. Le nombre d'établissements a donc reculé de près de 64 % en trente-huit ans. Les effectifs, eux, passent de 118 960 à 108 771 personnes sur la même période, soit un repli de 8,6 %.
Ces deux séries se lisent ensemble. Un secteur qui perd les deux tiers de ses établissements tout en conservant plus de 90 % de ses emplois s'est concentré, il ne s'est pas effondré. Le mouvement est également très inégal selon les catégories : les banques cantonales sont 24 en 2025 comme elles l'étaient en 2002, alors que les banques régionales et caisses d'épargne passent de 214 en 1987 à 58 en 2025, et les banques en mains étrangères de 143 en 1993 à 61 en 2025.
La catégorie des grandes banques passe de 4 établissements en 2023 à 2 en 2024. Ce chiffre traduit la disparition juridique de Credit Suisse et de son entité suisse, pas une réduction de l'activité correspondante.
Un point de méthode mérite d'être signalé : la BNS diffuse plusieurs séries de somme des bilans dont les périmètres diffèrent, y compris pour des années identiques. Le nombre d'établissements, lui, est cohérent d'une série à l'autre, et c'est le seul indicateur repris ici.
Cinq erreurs de lecture fréquentes
- Confondre absence du registre et faillite. Sur 43 sorties entre 2014 et 2019, une seule procédure de faillite a concerné une banque de gestion de fortune. Le rachat domine largement.
- Lire le solde net comme le nombre de mouvements. Un recul de 9 établissements en 2015 recouvre 7 entrées et 16 sorties.
- Prendre un changement de nom pour une disparition. L'IDE et l'autorisation FINMA subsistent. Vérifiez le numéro IDE avant de conclure quoi que ce soit.
- Croire qu'une sanction réglementaire signifie la perte des avoirs. Dans le cas BSI, la FINMA a confisqué un bénéfice de la banque et autorisé le rachat, en le présentant comme une perspective d'avenir pour les clients.
- Supposer qu'une faillite se règle en quelques mois. La procédure Hottinger, ouverte en 2015, publiait encore des communications aux créanciers en mars 2026.
Que faire si votre banque a changé de nom ou disparu
- Relevez le numéro IDE sur un ancien relevé ou un contrat, puis cherchez-le plutôt que la raison sociale.
- Consultez la liste FINMA du jour des banques et maisons de titres autorisées, en tenant compte du fait qu'elle est régénérée quotidiennement.
- Si le nom a changé, demandez par écrit à l'entité actuelle la confirmation de la continuité contractuelle et le sort des conventions signées avec l'ancienne enseigne.
- Si l'établissement a été racheté, demandez quelle entité juridique est désormais votre contrepartie et où sont conservés vos titres.
- Si une procédure d'insolvabilité est ouverte, suivez les communications aux créanciers publiées par les liquidateurs et vérifiez le délai de production des créances.
- Ne comptez pas sur la garantie des dépôts pour les avoirs excédant les dépôts privilégiés : vérifiez d'abord quelles positions sont distraites de la masse.
Pour une opération de changement d'établissement décidée volontairement, la procédure, les frais et les actifs non transférables sont traités dans le dossier sur le changement de banque privée.
Limites de cet exercice
Les listes nominatives exploitées ici couvrent les exercices 2014 à 2019, période pour laquelle la Banque nationale suisse a publié ces fichiers. Le rapport annuel qui les accompagnait a paru pour la dernière fois en juin 2020, et la BNS renvoie désormais vers son portail de données. Les flux détaillés par établissement ne sont donc pas calculés au-delà de 2019, et aucune ventilation par cause n'est avancée pour les exercices suivants.
Le rapprochement de la cohorte 2019 avec la liste FINMA de 2026 compare deux périmètres qui ne se recouvrent pas exactement : la statistique bancaire de la BNS et le registre des autorisations de la FINMA obéissent à des règles de recensement distinctes, notamment pour les maisons de titres et les succursales. Le chiffre de 25 établissements sans correspondance donne un ordre de grandeur du renouvellement des noms, pas un décompte juridique des disparitions.
L'appariement par IDE connaît lui aussi ses limites, illustrées par le cas de Banque Heritage SA relevé plus haut. Le groupe Raiffeisen figure dans les listes de la BNS comme une entité unique et non comme l'ensemble de ses coopératives locales : les réorganisations internes au groupe ne produisent donc aucun mouvement dans ce décompte, qui recense un seul établissement Raiffeisen sur toute la période.
Enfin, la cause exacte de chaque sortie individuelle n'est pas déduite du tableau. Les causes citées dans cette page proviennent soit des commentaires de la BNS pour les agrégats annuels, soit de communiqués de la FINMA pour les cas nommés.
Sources principales
- Banque nationale suisse, Les banques en Suisse, page de la publication et archives. Les listes nominatives des banques établies en Suisse ayant participé aux enquêtes, fichiers xlsx pour les exercices 2014 à 2019, fournissent pour chaque établissement le numéro IDE, l'année de fondation, la raison sociale, la catégorie de banques, le domicile, la forme juridique et le total du bilan en milliers de francs. Les totaux de bilan individuels cités dans cette page en proviennent, colonne Total du bilan de l'onglet de l'exercice concerné : BSI SA 12 956 millions dans la liste 2016, Notenstein La Roche Privatbank AG 4 277 millions dans la liste 2017, Credit Suisse AG 569 296 millions, Neue Aargauer Bank AG 23 644 millions et Sberbank (Switzerland) AG 2 128 millions dans la liste 2019. La BNS y précise que le rapport a paru pour la dernière fois en juin 2020.
- Banque nationale suisse, Les banques en Suisse 2019, tableau 3 du nombre de banques, ligne Total : 248 au 31 décembre 2018, 2 entrées, 4 sorties et un transfert de catégorie, soit 246 au 31 décembre 2019. Les éditions 2015 à 2018 du même rapport fournissent les lignes Total des exercices correspondants ainsi que les ventilations par cause citées dans la page. L'édition 2015 présente ce décompte sous le numéro de tableau 10 et sans colonne de transfert.
- Banque nationale suisse, chiffres clés pour toutes les catégories de banques, données annuelles, publié le 18 juin 2026, série 1987 à 2025 du nombre de banques, des effectifs et de la somme des bilans par catégorie. Source des valeurs de 622, 413, 320 et 225 établissements, des effectifs de 118 960 et 108 771 personnes, des 24 banques cantonales, des 214 puis 58 banques régionales et caisses d'épargne, des 143 puis 61 banques en mains étrangères, du passage de 4 à 2 grandes banques entre 2023 et 2024, et de la somme des bilans de 3 191 milliards de francs en 2025.
- FINMA, liste des banques et maisons de titres autorisées, édition du 18 septembre 2026, 277 entités dont 10 en voie de cessation d'activité. Ce document est régénéré chaque jour.
- FINMA, ouverture d'une procédure de faillite contre Banque Hottinger & Cie SA, communiqué du 26 octobre 2015, motifs de la mesure, nomination des liquidateurs et remboursement des dépôts privilégiés sans recours à la garantie des dépôts.
- FINMA, procédure Bank Hottinger & Cie AG in Liquidation, communications aux créanciers de 2015 à 2026, avenant au plan de collocation de janvier 2026 et liste de distribution provisoire du quatrième acompte publiée le 16 mars 2026.
- FINMA, BSI a gravement enfreint les dispositions relatives au blanchiment d'argent, communiqué du 24 mai 2016, confiscation de 95 millions de francs et autorisation du rachat par EFG International sous condition d'intégration puis de dissolution.
- FINMA, vente de Sberbank (Switzerland) SA, communiqué du 2 septembre 2022, poursuite de l'exploitation sous le nom de TradeXBank AG dans le cadre de l'autorisation existante.
- FINMA, regroupement d'UBS et de CS, clôture de la procédure d'examen, communiqué du 19 juin 2024, rappel de l'autorisation anticipée du 19 mars 2023 et conclusion sans conditions ni charge.
- esisuisse, faits et chiffres, dépôts garantis de CHF 506,3 milliards au 31 décembre 2025, obligation de contribution maximale de CHF 8,1 milliards, et aperçu des membres indiquant 225 banques et 19 maisons de titres au 31 décembre 2025.